Coronavirus : le casse-tête des professeurs d’EPS

 Depuis la rentrée, les professeurs d’EPS naviguent à vue. Pour répondre à un protocole sanitaire flou, certains enseignants adaptent leurs cours, quand d’autres suppriment les sports collectifs.

Aujourd’hui, pour cette classe de 5e d’un collège de Saint-Denis (93), c’est rugby. Mais un rugby aménagé. Covid-19 oblige : pas de contacts, donc pas de placages ni de mêlées. Leur professeur, Simon, s’est adapté. "Pour compenser, j’utilise des flags, explique-t-il. Ce sont des ceintures que les élèves enfilent avec deux cordelettes scotchées sur les côtés. Au lieu de faire des placages, les jeunes doivent se 'déflaguer', c’est-à-dire arracher les flags de leurs adversaires." Une technique audacieuse pour cette discipline, mais tous les sports ne sont pas adaptables.
Les sports collectifs remis en question

Si l’on se fie au protocole de l’Éducation nationale, aucun sport n’est interdit en cours d’éducation physique et sportive (EPS). Les élèves doivent juste respecter au mieux les gestes barrières. Chaque enseignant est donc libre de garder une discipline ou non.

Elsa, prof d’EPS dans un collège de Haute-Loire (43), prévoyait par exemple un cycle de handball, mais elle a finalement choisi d’abandonner tous les sports collectifs jusqu’à nouvel ordre. "Sans contacts, sans affrontements et sans matchs, je ne vois pas l’intérêt de maintenir les sports collectifs, assume-t-elle. Face au flou du protocole de l’Éducation nationale, j’ai choisi l’option de la prudence."
À Saint-Denis, des collégiens pratiquent le rugby flag, une version sans contacts du rugby, en cours d'EPS.

 

Par Alexandre Malesson


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